Me revoilà, fidèle plus ou moins au poste. Beaucoup trop de choses retiennent mon attention, mon livre, mes scénarios, et bien entendu le plus chronophage de tous Eve online, qui m'absorbe aussi pas mal de mes journées.
Bien entendu lorsque l'on me parle sur msn ou autres, je répond généralement que je me fait chier ou que je m'ennuie, ce qui n'est qu'a moitié vrai en fait. La vérité serais plutôt que je suis las.
Oui, las, las de cette vie sans épices qui dois encore attendre pour en retrouver, las d'attendre, las de voir la vie défiler de plus en plus vite m'entrainant je ne sais plus ou, las de voir mes amis s'en aller, changer, mourir devenir gris, perdre petit à petit leur envie et leur idées révolutionnaires,se faire finalement à l'idée simple que le monde ne changera pas. Et effectivement il ne changeras pas, beaucoup décide alors de rejoindre le moule, on raye l'alter-mondialisme, et on adhère finalement au monde de maintenant, au monde moche, à celui qui corrode tout, qui salis la pensée, qui la détruit, lui fait prendre le pli, l'écrase et l'étouffe sous couvert de liberté. Pourquoi aller voter au Européennes? la télé à déjà décider que tout le monde s'en fou.
Je suis las, las également d'attendre d'espérer de militer pour faire bouger les choses, mais tout ces tas de graisses ne pensent plus à rien, ces esclaves se prennent pour des maitres et défendraient jusqu'à la mort les idéaux de ceux qui les gouvernent. Ceux la, laisse un peu la laisse pendre, juste pour nous faire penser, nous faire admettre que nous avons un choix, l'illusion du choix. L'illusion de la vie. Le sérieux standardisé tue autant de vocation que la superficialité, la profondeur disparais, les grands de notre histoires changent, se remodèle ou disparaisse.
Adieu marx, Bonjour Napoléon.
Le pire dans tout ça, c'est que je commence également à prendre le pli, à ne plus croire au lendemain qui chante, a ne voir que la terreur et la peur, en dehors de nos villes et de nos campagne ou nous dépeint un monde en guerre, ou scinde le monde en bon et en méchant, le monde libre en son temps à perpétrer plus d'horreur que le sois-disant Monde socialiste.
Mais les gagnants écrivent l'histoire et en face du kremlin s'impose aujourd'hui à la face du monde un macdonald's.
Pourtant je pense encore que, parfois, le bien existe encore, que des gens bien existe, que tout n'est pas quantifié, vendu ou acheter.
à Sandy, la dernière de mes amies en dates à avoir perdu ces rêves, et à les avoir remplacer par de nouveau empli de billet. Tu me manques.
Un jour peu être, les couleurs reviendront, un jour les vrais meurtrier dans leur bureau, paieront, mais je pense que je ne serais plus la.
J'ignore combien de temps, il me reste, avant que tout ce qui faisais ma force, ne sois rangée dans un tiroir. Et que, moi aussi, je marche au côté de big brother.